Droit et justice

L’UGC appel à nouveau la police pour une histoire de canette, et la toile se révolte

Souvenez-en, il y a deux semaines, un UGC Paris Les Halls appelait la police pour virer un spectateur de ses salles par ce qu’il mangeait un sandwich qu’il n’avait pas acheté à l’UGC (je vous en parlais ici).

Cette semaine, l’UGC Paris Opéra renouvelle l’expérience et fait intervenir la police pour sortir un couple d’une salle. En effet, les deux personnes avaient payés leurs places, mais la jeune femme était en possession d’une canette de Coca Cola qu’elle n’avait pas acheté à l’UGC, ce qui est horrible mon dieu écartez les enfants </sarcasms> (je l’aime bien cette balise tiens).

Les policiers, sous la demande du directeur du cinéma, ont ordonnée à notre couple de quitter la sale illico presto, mais le couple a refusé, soutenu par la salle, pendant que des spectateurs demandaient la sortie des policiers et prenaient a parti le directeur (et pendant que le projectionniste lançait le film, imperturbable).

Finalement, les policiers ont « seulement » procédé à un contrôle d’identité et ont dressé un procès verbal. Je vous invite à lire le témoignage d’une certaine Noémie, ayant été témoin de la scène.

Visiblement, l’UGC profite donc d’un monopole pour pouvoir faire appliquer à la lettre (et par la force) le règlement interdisant toute consommation de nourriture dans les salles qui n’auraient pas été vendu par le cinéma. Règlement que peu de gens connaissent (et qui est relativement bien caché).

C’est pour dénoncer ces manoeuvres que la charmante @Moom Light a lancé sur son blog l’opération Grosse Canette :

Une flash-mob « canette à l’UGC » est à prévoir. Chaque personne souhaitant participer devra [...] se munir d’un ticket de cinéma et d’une… canette. [...]  La courtoisie est de rigueur : la flash-mob est symbolique et cherche à attirer le ridicule sur les pratiques de l’UGC.

Vous savez tous que j’aime vraiment ce genre d’opération, et que j’aime encore plus quand la toile se mobilise pour agir IRL. C’est pourquoi je relaie cette opération et je vous invite à faire de même. Je ne suis pas sur Paris, donc je ne pourrais y participer, mais je vous invite à y aller pour moi !

[Sources : Rue89, Moom Light]

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Arrêté par la police pour délit de mangeage de Sandwich open-source au cinéma

Dans tous les grands cinémas, y’a un règlement interdisant la cons0mmation -en salle- d’articles qui n’ont pas été achetés dans la boutique dudit cinéma (les sandwichs et pop corns open source, par opposition aux sandwich propriétaires vendus par le cinéma). Mais jusque là, personne n’avait été viré d’une salle par la police, que je sache.

Ce dramatique oubli de démonstration d’abus de pouvoir est désormais corrigé. En effet, mercredi dernier, à l’UGC des Halles (Paris), un homme mangeant son propre sandwich lors d’une projection s’est vu demandé de jeter son sandwich par un membre du cinéma. Croyant déranger à cause du bruit (pourtant insignifiant comparé au bruit du « mâchage de pop-corn »), il a refusé de jeter son son sandwich fait maison et a préféré le ranger dans son sac.

Cet acte de rébellion impardonnable </sarcasms> n’a pas plu au monsieur du cinéma, qui est allé cherché le responsable. Ladite personne a prié notre vilain consommateur de rosette de sortir de la salle, mais ce dernier a refusé (sous l’encouragement du reste du public) de partir pour le motif de « possession et consommation illégale de sandwich pas vendu € 10 pièce », ce qui a bien sûr irrité le responsable.

Notre responsable a donc appelé la police, et des policiers sont venus dans la salle pour déloger le spectateur et l’emmené au poste de police, arrêté, officiellement, par ce qu’il aurait « troublé les autres spectateurs par le bruit croustillant de son sandwich ».

Alors, certes, il a violé le règlement (qui ne me semble pas bien légal : de quel droit peut-on interdire à quelqu’un de consommer ses propres produits dans un lieu public ?), mais cela justifiait-il de le faire embarquer par la force par les policiers ? La justification est elle, comme vous l’attendez, purement financière. En effet, comme le précise Numérama, les denrées alimentaires vendues par les cinémas (nourriture, boissons, pop-corn…) rapporteraient beaucoup plus que les places de cinéma elles-même (pourtant déjà bien chères : € 9+ la place dans le Pathé de chez moi).

On vit dans une société de ouf.

(Aucun rapport, mais si y’en a qu’ont testés le Premio de Mac Do, leur avis est le bienvenu).

[Source : Numérama]

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[Dossier] Comment (sur)vivre avec l’Hadœpi : Présentation des solutions qui s’offrent à vous

Hadœpi c’est mal, c’est bouuuh, bref, c’est naze. Si vous ne vivez pas dans une grotte, vous en avez forcément entendu parler. Cette loi qui fait pâlir tous les pirates depuis presque un an pourrait rentrer en application dans le courant de l’année, ou au début de l’année prochaine (personne ne sait vraiment).

Le but d’Hadœpi est clairement annoncé : que 95 % des Français cessent de télécharger au bout du second mail d’avertissement.

Alors déjà une petite parenthèse : J’ai déjà annoncé que si jamais je tombe sous Hadœpi (que ce soit pour piratage ou pour non sécurisation de ligne), je m’exile en Suède ou un autre pays de l’Europe. Et si tout le monde fait comme moi, 95 % des Français ça ne va pas représenter grand monde.

Ce qu’il faut savoir, c’est que Hadœpi veut identifier et « mettre en garde » 10.000 internautes par jour. Déjà, il faudra m’expliquer comment c’est possible, par ce que derrière, les FAI qui doivent identifier les internautes à partir de leurs IPs, je ne vois pas comment ils peuvent tenir la cadence… Puis réussir à repérer 10.000 IPs par jour qui pirateraient, je ne vois pas comment ils veulent faire techniquement.

Ensuite, ce qu’il faut savoir, c’est que cette loi est la plus liberticide et la plus anti constitutionnelle qui n’ai jamais été pondue en France. En effet, pour prouver votre bonne foi, le gouvernement vous invitera à installer un logiciel payant (et compatible windows uniquement, le libre c’est tellement mâââl), qui analysera votre activité et vos conversations/mail sur l’Internet.

De plus, avec cette loi, tous les principes de la Constitution sont inversés. Vous êtes accusés sur simple dénonciations de société tierces, vous n’avez aucun moyen de contester, et contrairement aux autres délits, ce ne sera pas à la justice de prouver que vous êtes coupables, mais à vous de prouver que vous êtes innocent. La présomption d’innocence est donc bafouée, vous êtes considéré comme coupable « par défaut ».

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La Chine exécute Akmal Shaikh, un Anglais atteint de troubles mentaux. Londres réagit vivement à cette exécution et Pékin menace la Grande Bretagne de représailles

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Akmal Shaikh, un anglais de 53 ans, a été exécuté par injection létale dans une prison du Xinjiang mardi matin. Ce père de trois enfants a été arrêté en septembre 2007 à son arrivée sur le territoire chinois avec 4 kilos d’héroïne en sa possession. Immédiatement emprisonné, il a été condamné à la peine capitale en décembre 2008, après un procès qui aura duré, en tout, une demi heure seulement (!), et toutes les demandes en appel de son avocat et de son ambassade ont été rejetées.

Lundi, les cousins d’Akmal ont pu passer une heure et demie à ses côtés, et ont demandé en ultime recours la grâce et la clémence de la justice chinoise, demandant un sursis ou un changement de décision, et demandant une expertise médicale complète sur l’état mental du prisonnier. Le premier ministre Gordon Brown lui-même a demandé à la justice chinoise que sa vie soit épargnée.

Seulement voilà, la Chine est resté sourde à toute demande de la part des britanniques et a exécuté Akmal Shaikh. Elle affirme avoir procédé à cette exécution dans les règles de l’art et de la justice : « les autorités judiciaires chinoises ont géré ce cas conformément à la loi et ont immédiatement offert à la Grande Bretagne l’information consulaire et permis les visites consulaires », déclare Pékin.

Jusque là, il n’y a rien d’étonnant à ce que la Chine exécute un trafiquant de drogue. Seulement voilà, durant tout le long de son emprisonnement, les proches d’Akmal ont toujours affirmés que ce dernier souffrait de troubles psychologiques graves. Il aurait été atteint de troubles bipolaires, était maniaco-dépressif et souffrait régulièrement de crises de délires.

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L’UMP (re) viole des droits d’auteurs avec la chanson de son Lip Dub

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L’UMP avait déjà eu des soucis de droits d’auteurs en diffusant une musique de MGMT sans l’accord du groupe dans plusieurs de ses meetings, et avait du payer une amande de € 30.000 après s’est fait attaqué pour violation de droit d’auteur par ledit groupe.

Quand j’ai vu le « Lip Daube » de l’UMP (dont je vous ai déjà parlé), je me suis dis « si ça se trouve ils n’ont encore pas payé les droits d’auteurs pour la musique », mais sans y croire vraiment.

Bah en fait si. Ces abrutis l’ont fait. Ils ont utilisés la musique de la Star Academy québécoise, propriété de Luc Plamondon, sans autorisation des ayant-droits, et sans verser de droit d’auteur.

Bien évidemment, les éditions Plamondon Publishing ont porté plainte contre l’UMP pour violation de droit d’auteur. Et là on remarque que le discours du parti politique change facilement, et n’est donc pas du tout crédible.

Au début, l’UMP raconte que Luc Plamondon aurait cédé les droits de la musique à l’UMP, ce qui est démenti par les avocats du producteur. L’UMP a été mise en demeure de supprimer toute diffusion de ladite vidéo, mais n’a pas réagi.

Selon les journalistes de BFM TV, « les jeunes de l’UMP ont demandé en octobre dernier l’autorisation d’utiliser cette version de la chanson de Luc Plamondon, tous ceux qui veulent changer le monde, au producteur de la Star Academy québécoise sauf qu’ils ont essuyé un refus. Malgré tout, les jeunes de l’UMP sont passé outre ce refus ».

Puis le discours change, et, dans un communiqué publié ce jour, les jeunes UMP reconnaissent avoir été saisis d’une requête. Selon la jeunesse UMP, ils auraient versés des droits pour l’utilisation de la chanson avant le lancement du lip dup, mais n’auraient pas utilisé la bonne version.

En effet, ils auraient payé pour la version de la chanson enregistrée en 1976, et non la version actuelle. Les jeunes UMP regrettent ce malentendu et ont annoncé être désolés « tant leur démarche au cours de la réalisation de ce lip dup a été transparente, et soucieuse du respect des droits des artistes ». J’y crois difficilement, mais laissons-leur le bénéfice du doute.

Selon le communiqué publié par la jeunesse UMP, « Cette requête est actuellement en cours, et un accord devrait intervenir dans les prochaines heures consistant notamment dans le versement d’une somme au profit d’une association reconnue d’utilité publique ».

Entre l’affaire MGMT, et cette nouvelle violation de droits d’auteurs, ça fait une très mauvaise publicité pour l’UMP qui défendait, il y a quelques mois encore, la loi Hadopi, contre le piratage des œuvres et pour la défense des droits et des rétributions des artistes. L’UMP devrait donc s’auto-condamner et censurer la vidéo tant qu’aucun nouvel accord n’aurait été signé.

Moi, j’te dis lol.

[Source : PC Inpact et BFM TV]

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[Dossier] Facebook : Dérives et fait divers associés au célèbre réseau social

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Pour beaucoup d’entre nous, Facebook a changé notre vie. Au fil du temps, le célèbre réseau social a su conquérir des millions d’utilisateurs à travers le monde, ciblant autant un public adolescent que des professionnels soucieux d’étendre leur image sur l’Internet.

Avec Facebook, les informations sur les différents membres, et les manières d’interagir avec eux sont toujours plus nombreuses. Seulement pour beaucoup, il y a le problème de la gestion de son « image », de faire attention à ce que n’importe qui ne voit pas notre adresse ou numéro de téléphone, que notre patron ne risque pas de voir les photos de notre strip-tease après 2 litres de Vodka, ou que nos parents ne voient pas nos tests bidons fais alors que nous sommes théoriquement privé d’ordinateur.

Facebook a permis de réaliser beaucoup de choses, en bien comme en mal, voici un petit tour de ces faits insolites.

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Comment débloquer (désimlocker) un mobile ?

Si vous avez acheter votre portable il y a plus de 6 mois, votre opérateur considère qu’il a rentabilisé la vente du portable (avec l’abonnement), et il suffit donc d’appeler le service client de votre opérateur.
Ledit service client vous demandera une flopée d’information (dont le numéro IMEI de votre téléphone, à obtenir en tapant *#06# sur votre mobile) et vous indiquera le code pour débloquer votre mobile.

Vous pouvez aussi vous déplaacer dans la boutique de votre opérateur (et non d’un revendeur tel ThePhoneHouse) qui pourront vous le faire sur place, ainsi vous n’aurez pas à payer la communication avec votre opérateur (ils la payeront pour vous). Le numéro de votre hotline est : 3972 chez Orange (depuis un fixe ou un mobile), 614 (ou 1064 depuis un fixe) chez Bouyges Telecom et 900 (ou 1023 depuis un fixe) chez SFR.

À noter que votre opérateur est obligé de vous débloquer votre mobile gratuitement (hors frais de hotline) à partir de 6 mois, sur votre demande, selon la décision 2005-1083 de l’ARCEP, Article 5 :

L’opérateur peut faire activer, lors de la vente ou de la location-vente de terminaux, des logiciels ou des dispositifs empêchant ces terminaux de se connecter sans adaptation préalable à un service autre que le sien, sous réserve des dispositions suivantes visant à garantir la liberté de choix de l’abonné : [...]
- L’opérateur a l’obligation de communiquer systématiquement et gratuitement à l’abonné la procédure de désactivation de ce mécanisme à l’issue d’une période au plus égale à la durée de l’engagement éventuel du client auprès de son opérateur, ne devant en aucun cas excéder six mois à compter de la date de conclusion du contrat d’abonnement.


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Arras : Une collégienne de 13 ans violée dans son établissement

J’ai été relativement choqué en lisant ça dans la presse : Deux abrutis de 11 et 12 ans auraient violé une de leur collègue de 13 ans dans les toillettes et le CDI de leur collège.

Je vais tenter de détailler un peu cette histoire.

Ça s’est passé le mardi 10 Février, au collège/lycée Gambetta, à Arras (62). Les deux jeunes hommes se seraient livrés à des attouchements sur une demoiselle de 13 ans, en pleine journée, dans les toilettes et une annexe du CDI de leur collège.

Comment en sont-ils arrivés là ?

Selon les premières déclarations de leur avocat, Maître E. Prud’Homme, les deux mineurs auraient agit pour reproduire une scène qu’ils avaient vu sur internet, sans se rendre compte de la gravité de leurs actes. La Voix du Nord déclare qu’ »Ils se seraient inspirés de films pornographiques vus ailleurs qu’à la maison ».

Cela relance encore une fois les débats sur la protection des jeunes face aux dangers d’internet.

mineurs-sous-influence-pornographique-1570999L’établissement aurait géré l’affaire de manière étrange

En effet, l’article 40 du Code de Procédure Pénale impose à l’établissement de signaler immédiatement les faits aux services judiciaires ou à l’académie, dès la prise de connaissance des faits.

Or, dans cette affaire, après que la jeune victime ait signalée les fait à la Vie Scolaire de son collège, l’administration de l’établissement aurait mené sa propre enquête, sans en parler à personne. Selon la Voix du Nord « Des enfants auraient été convoqués, entendus. Mais sans les parents, notamment ceux des mis en cause, qui n’ont été avisés de la situation que le lundi suivant ».

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