Dans tous les grands cinémas, y’a un règlement interdisant la cons0mmation -en salle- d’articles qui n’ont pas été achetés dans la boutique dudit cinéma (les sandwichs et pop corns open source, par opposition aux sandwich propriétaires vendus par le cinéma). Mais jusque là, personne n’avait été viré d’une salle par la police, que je sache.

Ce dramatique oubli de démonstration d’abus de pouvoir est désormais corrigé. En effet, mercredi dernier, à l’UGC des Halles (Paris), un homme mangeant son propre sandwich lors d’une projection s’est vu demandé de jeter son sandwich par un membre du cinéma. Croyant déranger à cause du bruit (pourtant insignifiant comparé au bruit du « mâchage de pop-corn »), il a refusé de jeter son son sandwich fait maison et a préféré le ranger dans son sac.

Cet acte de rébellion impardonnable </sarcasms> n’a pas plu au monsieur du cinéma, qui est allé cherché le responsable. Ladite personne a prié notre vilain consommateur de rosette de sortir de la salle, mais ce dernier a refusé (sous l’encouragement du reste du public) de partir pour le motif de « possession et consommation illégale de sandwich pas vendu € 10 pièce », ce qui a bien sûr irrité le responsable.

Notre responsable a donc appelé la police, et des policiers sont venus dans la salle pour déloger le spectateur et l’emmené au poste de police, arrêté, officiellement, par ce qu’il aurait « troublé les autres spectateurs par le bruit croustillant de son sandwich ».

Alors, certes, il a violé le règlement (qui ne me semble pas bien légal : de quel droit peut-on interdire à quelqu’un de consommer ses propres produits dans un lieu public ?), mais cela justifiait-il de le faire embarquer par la force par les policiers ? La justification est elle, comme vous l’attendez, purement financière. En effet, comme le précise Numérama, les denrées alimentaires vendues par les cinémas (nourriture, boissons, pop-corn…) rapporteraient beaucoup plus que les places de cinéma elles-même (pourtant déjà bien chères : € 9+ la place dans le Pathé de chez moi).

On vit dans une société de ouf.

(Aucun rapport, mais si y’en a qu’ont testés le Premio de Mac Do, leur avis est le bienvenu).

[Source : Numérama]

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