Une certaine avalanche de péripéties m’ayant empêché de blogué ces derniers temps, je reviens ce soir avec une histoire passionnante, puisque c’est celle de mon appartement.
Pour ceux qui ne le savent pas, j’ai déménagé à Paris le 16 Juillet de cette belle année sur une offre d’emploi de France Telecom que je ne pouvais pas refuser. (J’en avais la corde au cou, ahah). Et je n’avais bien évidemment pas d’appart. Hein. Sinon c’était pas drôle.
J’ai donc temporairement squatté chez des gens jusqu’à trouver mon propre truc. Et c’est l’étape « trouver mon propre truc » qui a littéralement chier. Non parce que, trouver un appart à Paris, c’est comme les sushis, tant qu’on a pas essayé on ne peut pas comprendre. Les gens ont beau dire « c’est galère, ça prends du temps, c’est cher et tout », mais tant que tu l’as pas fait tu peux pas t’imaginer le truc. C’est pas juste galère, c’est un bordel INTERNATIONAL. C’est une lutte acharnée où il faut écraser le moindre adversaire à coup de fiches de payes et de photocopies d’avis d’imposition sur les revenus 2009 pour chopper un logement minuscule tel un pirate se battant pour sauver son bateau à grands coup de bouteilles de rhum.

FIND A FLAT ?
Pour chercher un logement à paris, il faut respecter la règle des 3P : Passer des heures sur la photocopieuse, Payer des factures de téléphones mirobolantes et Prendre beaucoup d’anti dépresseurs pour pas abandonner et finir dans un couloir à Massena.
Et donc, c’est au bout de trois mois et demi d’intense lutte de tous les instants que j’ai fini par… Ne toujours pas avoir d’appart. Et me retrouver à la rue. Ce qui n’est pas super cool.
Et puis soudain, le miracle arriva, j’ai… acheté une tablette Asus Transformer sous Androïd avec un accès 3G ET ÇA C’EST PUTAIN LA CLASSE <3
Mais ça n’a pas tout à fait résolu mon problème de logement. Ahem.
Et puis en tirant les bonnes ficelles (non, pas les cordes de France Telecom…) j’ai pu avoir une chambre étudiante du CROUS dans une résidence qui vient de sortir de terre, juste en face de ma fac. Le contrat est signé, 25m², un frigo, une douche et un lit deux places pour 536 PO / mois tout comprit.
Sur le papier ça sonne bien hein ?
Après voir signé le contrat donc, je monte visiter mon palace. Au premier coup d’oeil, ça a l’air cool. Je regarde les murs, les meubles, les équipements. Je pénètre dans la salle de bain la femme de la résidence, me suivant. Et là, première surprise, Roger a mangé un très bon kébab et a laissé exploser sa joie dans mes toilettes (je ne vous ai pas pris de photos mais faites moi confiance sur l’expression « laisser exploser sa joie »). Une équipe de nettoyage est dépêché.
Le reste de la visite se passe bien et la femme me laisse avec l’état des lieux à remplir. Seul. (Lol ?).
Je passe donc vite fait en revue l’appartement en revue, prends des photos, quelques mesures, ne remarque rien de suspect à part l’hardcore saleté du sol et des placards (bah oui c’est neuf…), rempli l’état des lieux rapidement et file prendre mon TGV. (Oui parce que la nana de la résidence était en retard d’une heure, POUR UNE FOIS QUE MOI JE SUIS A L’AVANCE).
Le lendemain, le grand déménagement. Après avoir blindé la voiture de mon papa, conduit 700km, manqué de renverser un flic (QUI SE BALLADAIT EN PLEIN MILIEU DE L’AUTOROUTE AVEC UN METRE RUBAN CE CON), manqué de m’être fait défoncé le train en ayant pilé comme un connard sur l’autoroute (POUR EVITER CE CRETIN DE FLIC), absorbé un McDo et 60L de gazoil, nous arrivâmes enfin à l’appartement.
Après avoir lavé le sol a peu près 47 fois pour le rendre un peu moins sale, l’emménagement s’est fait. La vie a pu commencer et c’est là qu’on commence à s’apercevoir des petits trucs marrants auxquels on ne prête pas attention lors de l’état des lieux (sinon ça ne serait pas drôle).

Google Image cache tellement de trésors.
Ma première grosse erreur aura été de faire tremper je-ne-sais-plus-quoi dans mon lavabo. Parce que évidement, pas de tirette pour ouvrir le lavabo, et qu’une fois que t’as réussi à retirer le bouchon à la suite d’une dure lutte (ahem) avec tes ongles, tu t’aperçois que l’eau de javel se répand jovialement sur tes pieds et ton sol.
EEEEEEEEH MEEEEEEEEEEERDE
J’ai donc découvert que mon évier n’était pas fini de monté, qu’il n’y avait pas de tirette pour vider le lavabo, mais à la place un joli trou dans la canalisation.
Ensuite, la découverte du bureau et des étagères murales. Et la sensation d’avoir bu pas que du coca et de voir tout de travers. Le problème c’est que j’avais réellement bu que du Sprite. Ils ont réussi à tout monter de travers. Et de ne pas du tout aligner les étagères avec le mur. Les ouvriers ne devaient pas êtres des grand fan de Tetris.
Vient le moment de commencer à agencer les meubles, et de déplacer un peu le lit fourni avec la location de l’appartem*CRRRRAAAAAC*.
Crac ?
Ah bah oui. Crac.
Évidemment, un lit monté à l’arrache avec aucune des visseries correctement mise et serrées, faut pas le déplacer. Sauf à arracher aléatoirement une planche. Ça sera vite réparé (à l’arrache) mais ça donne pas super confiance sur le reste du lit.
Me retournant donc pour cacher de mon regard ce lit que je ne saurais voir, je me retrouve nez-à-nez avec un.. hublot. Hé oui je vis dans un paquebot. J’ai donc dans ma chambre une petite fenêtre ronde qui ne s’ouvre pas et qui donne droit sur le balcon commun à tout l’étage.
Si je vous la fait à l’envers, ça donne : quiquonque ira sur le balcon de la résidence aura une vue plongeante sur mon lit (parce qu’en plus le sol est remonté). Je constate avec soulagement qu’il y a une tringle à rideaux, et avec effroi qu’il n’y a pas de rideaux au bout. Fuck.
De retour dans la pièce principale qui arbore avec fierté e un grand rideaux, je constate qu’il fait super chaud. Je vais donc pour ouvrir la fenêtre, ce qui a déjà été fait, et me retourne alors pour couper le chauffage, ce qui a déjà été fait aussi.
Et là, une intense réflexion d’AU MOINS 28 secondes m’a amené à la réflexion suivante : J’ai soif.
Une autre intense réflexion m’a fait constater autre chose : Le robinet du chauffage est coincé. Au max. TAUPE COUL.
Ces scènes se passant le week end, je décida donc d’aller voir la gestionnaire de la résidence le jeudi après les cours (puisqu’en congé avant).
Le jeudi, je vais donc la voir pour lui signaler que je n’ai pas de rideau pour couvrir le lit qui fuit de l’eau de javel alors que le robinet est au minimum.
- Pourquoi vous ne m’en avez pas parlé plus tôt ? Le plombier était là toute la journée !
- Heu. Ben. Parce que vous étiez en congé ?
- Ah oui, effectivement… Bah écoutez je vais vous changer d’appartement.
- Heu. U MAD ?
- ?
- Ben j’ai fait câbler une ligne ADSL, puis j’ai déjà accroché des étagères quoi.
- Ah ben dans ce cas là on pourra pas réparer avant plusieurs mois.
- ._. Et pour les rideaux dans la chambre ? Non parce que le vis-à-vis c’est pas top.
- Ah ben c’est pas prévu d’en mettre. Mettez ce que vous voulez.
- Heu, vous en avez mis dans le salon, mais pas dans les chambres ?
- On a pas le budget.
- O_O Logique.
Je me retrouve donc avec un appart à 40°c la fenêtre ouverte avec un chauffage et un ventilo qui tournent 24h/24 (m’en fou C’EST PAS MOI QUI PAYE), un robinet qui fuie, et du papier bulle scotché sur ma fenêtre le temps de poser des rideaux.
(Et promis, demain je remonte les étagères pour les mettre droites).

M'en fou c'est pas moi qui paye l'électricité ni le chauffage. MOUAHAHAH.
Baudelaire a été jugé odieux et infâme à son époque car il a, sans aucune contestation possible, transcendé, surpassé les esprits de son époque. Il a su se défaire de l’influence encore énorme de la morale des mœurs qui régnaient en son temps. Il a été jugé « dérangé mentalement » car il était différent. Différent dans sa manière de concevoir les choses, et avoir une conception originale du monde et de l’humain a posé beaucoup de problèmes à certain (Spinoza par exemple). Tout comme les poètes se sont détachés de l’influence des biens matériels (d’où leurs amours pour la nature et les choses authentiques), Baudelaire a su acquérir une objectivité sans égale en se plaçant au delà de la foule, sa poésie ne porte pas l’infâme marque d’une quelconque morale ou opinion qui sévissent dans les temps, son jugement, il l’a fait par lui même, son point de vue est né de sa propre conception de choses, et nul, mis à part des hommes d’exception ne peuvent influencer l’esprit de Baudelaire. Le poète avait conscience que son œuvre pourrait être pleinement « comprise » et appréciée dans les années à suivre, (tout comme Nietzsche), avec la délibération des mœurs d’aujourd’hui on reconnait le travail de Baudelaire.